ILLUSTRATIONS de zoé labatut
savoir dompter l’influence

Propos recueillis par
Marc Pellerin
Décideurs politiques et médias passent pour être les empereurs de l’influence. Mais contrairement aux apparences qu’offrent leurs joutes audiovisuelles, ils se posent de moins en moins en rivaux. Les citoyens dénoncent cette tendance ; l’influence y perd de sa crédibilité. Alain Duhamel, 70 ans, éditorialiste à RTL, et Jean-Sébastien Ferjou, 42 ans, fondateur du site Web atlantico.fr, analysent ce qui a changé en une génération.























































AUPARAVANT, L’INFLUENCE ÉTAIT ESSENTIELLEMENT PUBLIQUE. AUJOURD’HUI, TOUT CELA EST BALAYÉ PAR L’INFORMATION CONTINUE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX





































































































































































AUJOURD’HUI L’INFLUENCE ESt REGARDÉE COMME UN MAL NÉCESSAIRE PAR CEUX QUI NE LA DÉTIENNENT PAS
« LE POUVOIR ET L’INFLUENCE PASSENT EN PARTIE PAR LE BRUIT »

ALAIN DUHAMEL, 74 ANS, EST ÉDITORIALISTE POLITIQUE À RTL, CHRONIQUEUR AU POINT ET À LIBÉRATION. IL A VÉCU L’ÉVOLUTION DES RAPPORTS D’INFLUENCE ENTRE DÉCIDEURS POLITIQUES ET MÉDIAS, ET ENTRE ÉLITES ET CITOYENS. CES DERNIERS SONT DEVENUS HYPER MÉFIANTS. SON ANALYSE.


IÑfluencia COMMENT ANALYSEZ-VOUS L’ÉVOLUTION DES RAPPORTS D’INFLUENCE ENTRE POLITIQUES, MÉDIAS ET CITOYENS ?

ALAIN DUHAMEL Deux mouvements simultanés et non contradictoires se sont produits dans le triangle que constituent politiques, médias et citoyens. Le premier réside dans un phénomène d’égalisation croissante des statuts des dirigeants et des élus politiques, et des journalistes : alors qu’il y a vingt ans une hiérarchie implicite s’établissait entre eux – les politiques au sommet, les journalistes à la base –, aujourd’hui leurs statuts sont devenus plus égalitaires, leurs rapports plus décontractés aussi, parce que les uns dépendent infiniment moins des autres qu’auparavant. Deux raisons essentielles expliquent cette évolution. D’abord, alternance et cohabitation ont conduit à un comportement plus démocratique de la part de chacun, qui cesse de craindre ou de vouloir se faire craindre. Ensuite, du fait de la concurrence, de l’information continue et des réseaux sociaux, les hypothèses de contrôle politique ou les éventuelles tentatives en ce sens n’ont plus aucun sens.


C’EST UN PHÉNOMÈNE HEXAGONAL, OU UN PHÉNOMÈNE EUROPÉEN VOIRE MONDIAL ?

AD Mondial non, occidental sûrement, français particulièrement. Pas mondial, parce que dans les pays non démocratiques, cela n’a aucune chance ni aucune raison de se produire. Le phénomène est très répandu dans les pays démocratiques et dans les pays occidentaux, notamment du fait des progrès techniques, de l’information continue, des réseaux sociaux qui existent partout, ainsi qu’en raison des alternances sinon des cohabitations. Dans l’ensemble, il existe un phénomène d’homogénéisation croissante politiques/médias et un phénomène de distanciation élites/peuple. En France, le score électoral du Front National en est une illustration ou un symbole. Le profil de ces électeurs est contraire à celui des élites. Il suffit de regarder la composition socioprofessionnelle et culturelle de ceux votant pour le Front National pour s’en apercevoir.


LA PERCEPTION DE CETTE INFLUENCE A-T-ELLE CHANGÉ ? EST-ELLE « MIEUX » ACCEPTÉE ?

AD La perception de l’influence est plus intense qu’elle ne l’était auparavant, mais n’est pas mieux acceptée ; elle est mieux intégrée, ce n’est pas la même chose. L’influence n’est pas particulièrement souhaitée – elle est même assez souvent subie –, mais c’est une réalité constatée par tout le monde. À partir du moment où il n’y a plus de mystère, plus de secrets, où l’on est obligé en permanence de justifier ce qu’on fait, la question de l’influence existe. Chacun contrôle celle de l’autre à travers sa présence dans les médias.


L’INFLUENCE SE PRODUIT-ELLE DE MOINS EN MOINS CACHÉE, DE PLUS EN PLUS À CIEL OUVERT ?

AD Oui, c’est un des phénomènes majeurs, aujourd’hui, des réseaux et des techniques d’influence. Auparavant, l’influence était essentiellement publique, en raison par exemple des scrutins politiques, des élections professionnelles, des accords syndicats-entreprises. Aujourd’hui, tout cela est largement balayé par l’information continue et les réseaux sociaux. Chacun peut mesurer en permanence où en est l’autre. Au final, l’influence se produit ouvertement, mais de manière contrainte plutôt que recherchée. L’influence n’est plus taboue, mais elle est devenue une accusation.


Quand César parlait devant le Sénat romain, il préparait des discours et des interventions brefs et brutaux, mais opérés pour faire du bruit.
Illustration de Zoé Labatut



EN MATIÈRE D’INFLUENCE, LA TENDANCE CONSISTE À FAIRE DU BRUIT. CETTE FAÇON D’EXERCER SON POUVOIR EST-ELLE UNE NOUVELLE MANIÈRE D’AGIR OU BIEN EST-CE LE NIVEAU SONORE RECHERCHÉ QUI A MONTÉ ?

AD La bonne explication réside dans la seconde hypothèse. La médiation de l’influence est devenue aujourd’hui tellement omniprésente, spectaculaire et professionnalisée, que l’influence éclate en permanence devant les regards. Organiser un bruit médiatique pour asseoir son influence est-il quelque chose de nouveau ? Non, c’est quelque chose d’éternel. Quand César parlait devant le Sénat romain, il préparait des discours et des interventions brefs et brutaux, mais opérés pour faire du bruit. Le pouvoir et l’influence passent en partie par le bruit. Cette recherche a toujours existé. Cela ne veut pas dire que ce soit la forme la plus efficace. Le bruit n’est pas une recette magique. Beaucoup de formes d’influence sont plus efficaces quand elles sont discrètes que lorsqu’elles sont publiques. Mais, répétons-le, il est plus difficile de nos jours d’exercer une influence discrète qu’une influence visible.


LA FORME DE L’INFLUENCE A ÉVOLUÉ. ENTRE UN VERBATIM ÉLABORÉ, CONSTRUIT, ET LES MOTS EN BREF, À L’EMPORTE-PIÈCE, OU ENCORE LES IMAGES, QUELLE EST LA FORME LA PLUS EFFICACE ?

AD L’image est plus frappante, évidemment. C’est la forme la plus récente, la plus irrationnelle et aussi la plus spectaculaire. Est-ce durable ? Pas forcément ! Sans arrêt de nouvelles techniques naissent. En tout cas, aujourd’hui on est dans une phase où l’image est hégémonique.


UNE BONNE INFLUENCE, DE QUALITÉ, DOIT-ELLE ÊTRE TRACÉE, DIRE SON ORIGINE, OU AU CONTRAIRE NE PAS LAISSER DE TRACE ?

AD Une bonne influence a pour qualité d’être légitime et efficace. Ce qui revient à dire qu’il y a très peu d’influences qui méritent de l’être.


LES CITOYENS SOUHAITANT UN MAXIMUM DE TRANSPARENCE NE CROIENT-ILS PAS PLUS VOLONTIERS EN UNE INFLUENCE TRACÉE QU’EN UNE AUTRE ?

AD Il y a plus de chances de croire en une influence tracée qu’en une influence secrète ou qui tente de l’être. Aujourd’hui, on est dans cette phase-là, dans une société de défiance, de défiance notamment vis-à-vis des réseaux d’influence.


LES PERSONNES INFLUENCÉES NE PERÇOIVENT PLUS L’INFLUENCEUR COMME UNE PERSONNE HONNÊTE.

AD Plus personne aujourd’hui n’est considéré comme honnête a priori. Être un acteur politique, économique, financier, social ou médiatique est considéré au premier abord comme suspect – c’est là où l’on retrouve toujours l’antagonisme peuple/élite. Par principe, l’influence est considérée comme suspecte par la majorité de la population.


Il y aura toujours une place pour l’écrit et le livre, mais elle sera de plus en plus restreinte et limitée à une élite cultivée.
Illustration de Zoé Labatut



SUSPECTE DU FAIT DU FOSSÉ CREUSÉ ENTRE LES ÉLITES ET LA BASE, OU PARCE QUE LA MATIÈRE, LE CONTENU DE CETTE INFLUENCE N’EST PAS CRÉDIBLE ?

AD D’une part parce qu’influence ne signifie pas efficacité. Beaucoup d’influences sont efficaces, mais beaucoup d’autres inefficaces, voire contre-productives. On expérimente bien cela dans la vie sociale et professionnelle. D’autre part parce qu’entre ceux qui exercent une influence identifiée – toutes les influences se voient, certaines directement, d’autres indirectement, certaines spectaculairement ou théâtralement, d’autres presque clandestinement – et ceux qui ont le sentiment de ne pas détenir d’influence, il existe et se développent un soupçon et même des fantasmes complotistes, notamment sur les réseaux sociaux. Avec l’idée que celui qui a une influence est forcément celui qui doit être coupable et veut nous cacher quelque chose. Pour une partie de la population, l’influence est le contraire de la vérité.


EST-CE À DIRE QUE L’INFLUENCE N’EST CONSIDÉRÉE NI COMME UNE CHOSE BONNE, NI COMME UNE MAUVAISE ?

AD Aujourd’hui, l’influence est regardée comme un mal nécessaire par ceux qui ne la détiennent pas. Je ne pense pas – et je ne souhaite pas – que cela durera.


LE LIVRE A-T-IL ENCORE DE BEAUX JOURS DEVANT LUI GRÂCE AU TAM-TAM ORCHESTRÉ AVEC LA RADIO ET LA TÉLÉVISION ?

AD Il y aura toujours une place pour l’écrit et le livre, mais elle sera de plus en plus restreinte et limitée à une élite cultivée. Je crois qu’il y aura de plus en plus deux catégories de population – ce qui est extrêmement dangereux et risque de structurer les différences entre élites et peuple. Ceux qui s’informeront à travers l’image et ceux qui s’informeront à travers la lecture. Comme on le sait, cela n’a strictement rien à voir. Aujourd’hui, déjà, quelqu’un qui s’informe à travers l’ensemble des formes d’image apprend sept fois moins de choses qu’une personne qui apprend par l’écrit.


LES BLOGUEURS « ÉVANGÉLISTES » PROFESSIONNELS SONT-ILS OU NON LES DERNIERS CONQUISTADORS DE L’INFLUENCE ?

AD Les blogs sont une des multiples techniques d’expression, je ne dirais pas modernes, mais récentes. Les blogueurs n’ont pas plus d’influence que les autres. Une personne qui passe sur BFMTV et bénéficie de deux minutes de qualité influence beaucoup plus que des blogueurs. Le blog c’est, si j’ose dire, la chronique parallèle, jouant un rôle analogue à celui que jouait la gazette à la fin du xviiie siècle. C’est une technique parmi d’autres, plus élaborée que le tweet, plus brève qu’un message passant par l’information continue. Son avantage ? Elle dilate la personnalité de celui qui l’utilise.


EN CONCLUSION, QUELS SONT LES INFLUENCEURS QUI ONT GAGNÉ LA CONFIANCE DE L’OPINION ?

AD Les personnes les plus influentes actuellement sont les tribuns du peuple, les protestataires talentueux… tant qu’ils ne sont que les tribuns du peuple. Dès qu’ils arrivent au pouvoir, ils perdent leurs privilèges, bien entendu. La question aujourd’hui n’est plus d’être éloquent, c’est d’avoir une éloquence protestataire. Actuellement, ce sont eux qui ont gagné la confiance de l’opinion parce qu’on est dans une phase de crise économique, sociétale, culturelle anxiogène depuis quarante ans.

























































































































L’IMAGE EST PLUS FRAPPANTE, ÉVIDEMMENT. C’EST LA FORME LA PLUS RÉCENTE, LA PLUS IRRATIONNELLE ET AUSSI LA PLUS SPECTACULAIRE























































































LA QUESTION N’EST PLUS D’ÊTRE ÉLOQUENT, C’EST D’AVOIR UNE ÉLOQUENCE PROTESTATAIRE



















































L’INFLUENCE ÉCONOMIQUE EST PLUS SUBTILE ; LES GENS VEULENT UNE PRESSE LIBRE ET EN MÊME TEMPS NE VEULENT PAS PAYER POUR QU’ELLE LE SOIT


« ON OUBLIE QUE LA RÉALITÉ PEUT FORMER L’OPINION »

JEAN-SÉBASTIEN FERJOU, 42 ANS, EST FONDATEUR ET DIRECTEUR DE LA PUBLICATION DU SITE INTERNET LIBÉRAL ATLANTICO.FR. EN L’ESPACE D’UNE GÉNÉRATION, OBSERVE-T-IL, UN LARGE FOSSÉ S’EST CREUSÉ ENTRE LES ÉLITES ET LES CITOYENS. ET L’INFLUENCE FEUTRÉE RESTE DE MISE.


IÑfluencia COMMENT, EN L’ESPACE D’UNE GÉNÉRATION, LES RAPPORTS D’INFLUENCE ONT-ILS ÉVOLUÉ ENTRE POLITIQUES, MÉDIAS ET CITOYENS ?

JEAN-SÉBASTIEN FERJOU L’influence a été reconfigurée. D’une part, la concurrence entre le nombre accru de supports médias a desserré les liens existant entre les grands médias et les gens ayant du pouvoir. L’influence, liée à la connivence, est beaucoup moins subie. D’autre part, les citoyens ont fait irruption sur le Web. De ce fait, les grands décideurs (chefs d’entreprise ou politiques) et les journalistes ne sont plus les deux principales catégories acteurs ayant vocation à prendre la parole dans un espace public. Parallèlement, il existe fort peu de modèles de sites Internet très participatifs comme Agora Vox, le Post (le prédécesseur du Huffington Post) ou, dans un autre registre, Rue 89 qui entretiennent le mythe du journalisme citoyen. Au final, un paradoxe apparaît. Alors que les moyens d’exprimer des sensibilités ou des centres d’intérêt différents n’ont jamais été aussi importants, les expressions sont assez uniformes. Cela est dû à la très grande uniformité des élites, à une grande continuité de logique entre politiques et journalistes. On l’a bien vu en 2005 lors du référendum sur l’Europe : le discours officiel n’était construit que sur le « oui » quand les citoyens doutaient et allaient voter « non ». Il existe un fossé. Même chose aux dernières élections départementales avec les discours sur le Front National. L’incompréhension est grandissante entre le système de production de discours officiels – politiques ou médiatiques – et la perception citoyenne. On observe un déficit de méthode : beaucoup des discours techniques et technocratiques produits sont très normés ; ils affirment ce qui est convenable ou pas, républicain ou pas, économiquement convenable ou pas… Où se forme l’opinion ? On a tout entendu depuis vingt ans. Il a été dit que les chaînes de télé programmaient trop de faits divers et qu’elles auraient ainsi participé à la lepénisation des esprits. On oublie que la réalité peut former l’opinion.


QUELLE EST L’INFLUENCE DE LA QUÊTE DE SPECTACLE ?

JSF Sur les chaînes d’information comme à la radio, beaucoup de personnes invitées à parler d’un sujet qui intéresse peu les auditeurs savent à peine de quoi elles parlent et avec un temps de parole très court. Certains sujets techniques comme l’Europe ou la fiscalité demandent plus de trente secondes, on ne vous en laisse pas le temps ! Le téléspectateur se dit qu’un clash va se produire. Le spectacle arrive et l’ensemble a un impact assez mineur… De plus, après une profonde tendance à l’uniformité idéologique dominée par la gauche, on assiste à une contre-offensive de la droite. Cela dit, n’imaginez pas que la tendance est de pratiquer l’influence ouvertement. Ce n’est absolument pas ce qui se passe. Regardez la reconstitution actuelle des groupes de presse. Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont bien compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à racheter des médias. À côté, Patrick Drahi a très bien compris que s’il avait été comme Xavier Niel actionnaire d’un média influent, on ne l’aurait pas traité comme il l’a été au moment de l’affaire Numericable (la bataille menée pour en prendre le contrôle, ndlr). Il en tire les mêmes conclusions en disant que « ce n’est pas cher payé ». Aujourd’hui, l’influence économique est plus subtile. Par exemple, les gens veulent une presse libre et en même temps ne veulent pas payer pour qu’elle le soit, mais à l’arrivée, il y a bien quelqu’un d’autre qui paie ! Il est de notoriété publique que les annonceurs disposent du Web et achètent des mots clés sur Google ; un certain nombre de gens donc font de leurs médias des médias d’influence, leur modèle économique est de vendre de l’influence.


CELA SIGNIFIE-T-IL QUE L’INFLUENCE N’EST PLUS UN MOT TABOU ?

JSF Par nature, l’influence pour être efficace doit rester discrète. On vit dans une société où, avec les réseaux sociaux, on dispose de moyens d’influence sur les gens comme on n’en a jamais eu, mais encore faut-il être reconnu comme un émetteur crédible, inspirer confiance – et pas forcément en matière d’influence –, avoir le talent d’émettre un message… C’est comme si on avait beaucoup de bolides et très peu de pilotes capables de rouler sur un circuit de Formule 1.
Marc Pellerin
Rédacteur




























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