Tendances
Le verre de vin à emporter fait pétiller les linéaires
Publié le 08 septembre 2010
Le verre de vin à emporter fait pétiller les linéaires

 

En parfaite adéquation avec l’explosion de la restauration rapide et nomade, ce concept du prêt-à-boire du jus de treille marche allégrement sur les plates-bandes de la boisson sucrée, de l’eau et de la bière

 



Jusqu’à présent, pour se désaltérer lors d’un déjeuner sur le pouce, la shoppeuse, l’employé de bureau ou le voyageur avaient le choix entre la cannette de bière, de soda, de jus de fruits ou la petite bouteille d’eau… Mais depuis quelque temps, une nouvelle formule de boisson fait un réel tabac dans les linéaires : le verre de vin à emporter.

 

Ainsi, en Grande Bretagne, Marks & Spencer propose depuis peu dans son rayon «take away», le Froglet. Mis au point par James Nash, ce verre transparent en plastique recyclable et recouvert d’un opercule collé hermétiquement -garantissant hygiène et qualités gustatives- contient 18,7 cl de rouge, de blanc ou de rosé. Toujours outre Manche mais également aux USA, c’est le Drop (concept idoine fabriqué par la société varoise ¼ Vin de Pascal Carvin depuis le début des années 2000) qui remporte un vif succès. Là aussi le prêt à boire -disponible sous différentes formes de verres- créé l’événement grâce à Château Roubine et Château Les Bruges, deux grands noms des Côtes de Provence et du Bordelais qui ont décidé de compléter par ce biais la commercialisation de leurs gammes conditionnées en bouteilles, tout comme le Domaine Capendu pour la France, dès 2007.

 

L’objectif pour ces producteurs est, bien sûr, de développer leur chiffre d’affaire mais aussi de capter une population jeune, active et urbaine dont les modes de consommation sont de plus en plus rapides et nomades mais pas forcément synonymes de mal bouffe. De plus, les petites contenances de ces verres constituent la dose raisonnable et parfaitement en phase avec les occasions petites et variées comme le traditionnel sandwich et la formule salade du déjeuner mais aussi le snacking, le grignotage, les barbecues, les concerts, les pique-niques, les apéritifs inattendus, les trajets en train ou les transits dans un aéroport…

 

Ce concept simplissime, parfaite alternative pour les amateurs de jus de treille, n’a pas fini de s’étendre. Car dans la même veine, la société australienne Barokes (créé en 1996) profite de cette rentrée 2010, pour débarquer dans les Monoprix ou épiceries fines de France avec son procédé breveté qui conditionne le vin en canette élégantes -sans conservateur ni additif- tout en gardant fraîcheur et équilibre aux blanc, rosé, rouge ou mousseux… Le pschitt pousse décidément le bouchon très loin!

 

 

Florence Berthier

 

 

 


 


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