Si les relations parents-enfants constituent un grand classique de la pub, manière pour les premiers de «transmettre» les bonnes habitudes (comprenez : les bonnes marques) aux seconds, rares sont encore les pubs qui nous présentent des familles recomposées. Ceux qui pensent que la pub est le reflet de notre société en sont pour leurs frais. Par Patrice Duchemin...
Leroy Merlin s’aventure pourtant sur ce terrain. Un ado sweat à capuche-casque sur les oreilles (l’ado qu’on aime dans la pub) se moque du comportement de son père, toujours extatique lorsque sa nouvelle femme se met à bricoler. «Elle c’est Carole, ma belle-mère. Et attention, celui qui va faire wow!, c’est mon père. Déjà la dernière fois, il avait fait wow!… et la fois d’avant aussi!... ».
Et, peu importe, finalement, que les rideaux qu’installe Carole ressemblent à un camouflage militaire ou que le meuble qu’elle repeint soit orange minium. Aux yeux du père, tout ce que fait Carole mérite un wow!... «Depuis qu’il s’est remarié, il a du vocabulaire mon père!», relève finement le rejeton, un poil désabusé. Notons au passage qu’il n’est pas simple d’évaluer ce wow! S’agit-il d’admiration ou d’étonnement? Chacun se fera son opinion.
Leroy Merlin nous suggère aussi que les débuts d’union constituent une période très favorable au bricolage. Chacun étant sous le charme de l’autre, le risque de se trouver confronté au doute ou à la critique disparaît.
Avec l’arrivée de la «nouvelle femme de papa», c’est sûr, plus rien n’est comme avant.
Patrice Duchemin / Planning & Tendances
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