Fin septembre une horde de fous furieux était réunie dans le désert californien, afin de célébrer la sauvagerie post-apocalyptique de la franchise qui a érigé Mel Gibson en star internationale. Et ça ne rigolait pas…
Envie d‘un profond changement? Marre d’une société d’hyper-consommation zyeutée par Big Brother? Quelles que soient les raisons qui animaient les participants du Wasteland Weekend, dédié à Mad Max et à ses folles chevauchées mécaniques, la passion était de mise durant un long week-end sablonneux.
Sur fond de machettes, casse-têtes, coupes iroquoises et bagnoles déjantées, plus de 700 fans des films Mad Max se sont réunis en plein désert californien. Les participants, passionnés absolus, habillés tout de cuir et de pointes de fer, véritable mix entre un sado et un punk des années 80, se sont donnés à cœur joie dans la reproduction des batailles sanglantes de la série australienne démarrée en 1979 et suivie de deux autres opus en 1982 et 1984.
Durant deux jours, les fans grimés se sont affrontés avec passion et douceur dans des scenarii mêlant des décors du film et des véhicules, véritables monstres de la route. Deux Ford Falcon XB GT «Interceptors» modèle 1973, directement inspirées du 1er Mad Max étaient aussi présentes sur le lieu.
L’idée est venue, à la suite de discussions de fans qui regrettaient de ne pas avoir de réunions comme les «afficionados» de Star Wars. Des regrets vite remplacés par ce rassemblement qui a même abrité le mythique dôme du tonnerre vu dans Mad Max 3 avec Tina Turner.
Quelles que soient les raisons invoquées pour ce type d’évènement, Wasteland n’est pas sans rappeler le Burning Man Festival ou encore son petit frère espagnol le festival Nowhere, véritable lieu d’expression et de décompression face à une société devenue bien trop agitée pour le commun des mortels. C’est toute une génération, qui marquée par une sinistrose mondiale, ne boudera pas son plaisir à venir participer à des réunions ayant pour thème l’anarchie, le chaos et l’art. Une forme d’exutoire qui devrait faire des petits…
Et que les fans de Mad Max ne jouent pas trop la nostalgie, car la série n’est pas encore terminée avec un Mad Max 4: Fury road prévu pour 2013 (mais malheureusement sans Mel Gibson…). Les escapades en cuir, armes au poing sur une moto blindées ne sont pas prêtes de s’arrêter…
Gaël Clouzard
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