Étonnant: au XVIIIè siècle, le luxe était... un sujet de querelle philosophique. Face à face Rousseau et Voltaire. Pour Rousseau : « ou le luxe est l'effet des richesses, ou il les rend nécessaires; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ». Voltaire, lui, défend le rôle de ce même luxe : « Si l'on entend par luxe tout ce qui est au-delà du nécessaire, le luxe est une suite naturelle des progrès de l'espèce humaine ».
Aujourd'hui, plus de querelle philosophique. En trois siècles, le luxe, comme la lumière -lux- dont il est l'émanation, est passé du plus sombre au plus éclatant. La normalité est en train de ringardiser le bling-bling, le luxe s'encanaille dans les faubourgs. L'âge de l'hyperindividualisme voit s'affirmer un nouveau luxe, plus engagé, moins tourné vers le désir de l'admiration de l'autre et plus orienté vers la quête de plaisirs expérientiels et esthétiques.
C'est de ce nouveau luxe, dont il est question dans le deuxième numéro de la Revue INfluencia, où nous avons réuni philosophes, sémiologues, historiens et experts. Des points de vue et enquêtes complétés par un contenu éditorial enrichi dans la version digitale.
La revue est disponible sur abonnement et en librairie. Tout n'est que luxe, calme et volupté avec INfluencia...

Isabelle Musnik
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