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Le bien, la beauté et la bonté


Publié le 21/10/2018

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L’enjeu de la publicité et de la création artistique est bien celui de la responsabilité et de sa place dans le corps social. La publicité est un outil de création industriel qui crée de la valeur et construit des marques et des identités sans égal. Tout gâcher, faute de comprendre quelle est notre place dans le débat social serait triste.

 

 

Une entreprise, un artiste ou un média peuvent et doivent contribuer à changer le monde qui nous entoure. Ils peuvent radicalement marquer notre société en réfléchissant au sens éthique de leurs actions. Ici je parle de beauté intérieure, du bien, de la bonté. Une entreprise a une âme et des valeurs puisqu’elle est formée d’un groupe d’individus qui pensent, évoluent, ressentent et s’expriment.

 

Les marques sont les porte-drapeaux d’une démarche dans laquelle l’entreprise est identifiée comme un acteur responsable. La philocalie (amour du beau en grec) avait pour objet premier de nourrir l’âme et de rapprocher du divin. Pour les Grecs le beau n’était pas dissociable du bon et du vrai. Aujourd’hui, la philocalie, l’amour du beau, pourrait devenir un acte militant. Comme la chanteuse féministe Beyoncé ou Lady Gaga et son engagement pour la cause homosexuelle, Bill Gates et sa remarquable fondation ou Apple pour avoir permis de voir et de penser le monde différemment, les marques et les artistes ont une vraie mission sociale et morale. Ils ont un incontestable pouvoir d’influence et de vulgarisation des principes de la beauté auprès de leurs publics et des consommateurs. Responsables, ils peuvent changer leurs comportements et les pousser à apprendre et à discerner ce qu’est le beau. Et les consommateurs le leur rendent bien car un lien indéfectible se crée alors entre eux. Un lien allant au-delà de la raison, un lien de confiance. Les entreprises au travers de leurs marques doivent être les donneurs d’ordres de cette révolution par la beauté parce qu’elles ont la puissance et la capacité d’exposer ce qui est beau au plus grand nombre. Aidées par leurs agences de communication et les médias, elles doivent subventionner les curieux, ceux qui voyagent, ceux qui lèvent le bout de leur nez, les passeurs de beauté ayant aiguisé suffisamment d’intuition qu’ils peuvent décider par eux-mêmes de ce qui est beau ou pas. Cette chaîne de valeurs – entreprises, publicitaires, médias et artistes – ne peut pas et ne doit pas être brisée. Elle est notre salut.

 

Nous devons remettre la beauté et ‎la bonté au centre de toutes nos préoccupations et raconter à nouveau de belles histoires, sortir des circuits promo, du publirédactionnel, ajouter le fond à la forme et ne pas avoir peur de dire que l’on n’aime pas quand ce n’est pas bien. Nous devons remettre une âme dans nos business, les libérer des contraintes du temps et imaginer un monde où les sociétés les plus prospères seraient celles qui ont tout misé sur la beauté et la bonté.

 

Un patron, s’il n’est pas curieux, éduqué, impliqué culturellement, ne pourra pas opérer cette transformation dans l’entreprise. Il doit continuellement se rappeler de son immense responsabilité. Une société, au-delà d’être rentable et de faire du profit, doit avoir un projet pour rendre notre monde meilleur. Elle a le devoir de répandre le bien, la bonté, la beauté, source d’espoir et appel au bonheur dans une nation inquiète.

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