Les territoires superposés : du smartphone à la smartcity


Publié le 18/09/2013

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Ce monde du “virt-réel” se construit sur le smartphone attribut indispensable de l’individu mobile contemporain. La France compte aujourd’hui près de 24 millions d’utilisateurs. Plus d’un jeune de 15 ans sur deux équipé d’un mobile possède un smartphone. On estime qu’il devrait s’en vendre plus d’un milliard dans le monde en 2013 et d’ores et déjà 60 % des contenus postés sur Facebook le sont à partir de mobiles ou de tablettes. Pour la première fois en 2013, les ventes de PC fixes vont reculer dans le monde. Autant de signes de l’avènement du règne des mobinautes.

 

 

La généralisation du smartphone modifie profondément les usages des territoires.

 

En devenant un outil pour se repérer et évoluer dans un territoire, le smartphone, par la géolocalisation notamment, abolit la frontière “virtuel-réel”. De multiples applications viennent alors mêler espace physique et univers virtuel. Vous êtes perdus dans Paris ? L’application Métro Paris vous permet de localiser visuellement les stations de métro les plus proches. L’affichage est ensuite mis à jour en temps réel pendant votre déplacement, avec une flèche vous indiquant la direction à suivre. Vous avez besoin d’informations sur l’espace dans lequel vous évoluez ? Téléchargez l’application Wikitude, navigateur de réalité augmentée. Photographiez ce qui est devant vous et Wikitude vient “augmenter” la photo prise en la renseignant sur les lieux, bâtiments environnants et la distance qui vous en sépare. Vous souhaitez faire savoir instantanément dans l’univers numérique où vous vous trouvez dans l’espace physique ? Faites un “check-in” sur Foursquare. Créé en 2009, ce média social compte aujourd’hui 25 millions d’utilisateurs dans le monde et enregistre chaque jour plusieurs millions de “check-in” permettant au mobinaute d’indiquer où il se trouve et de donner son avis sur un lieu (café, commerce, restaurant…).

 

À chaque “check-in”, il est ensuite possible de partager en ligne les bons plans de l’endroit. Un million d’entreprises utilisent actuellement ce réseau pour fidéliser leurs clients à partir d’offres promotionnelles ciblées. Et cela semble fonctionner : selon le vice-président d’American Express dans une interview à Index Web Marketing : “Les personnes qui se sont enregistrées au programme Foursquare ont dépensé 20 % de plus que celles qui n’avaient pas accès à ces rabais…”. Avec Foursquare, le “street marketing” est réel et virtuel en même temps. Equipé de son smartphone, l’individu mobile sait où il va, dit où il est, et profite de ses déplacements dans l’espace physique pour acquérir de l’information, grâce aux technologies de “mobile scanning” (QR codes notamment mais aussi U snap, bar codes, etc.) qui permettent de flasher facilement et instantanément la ville, “en passant”. Ces nouveaux outils d’apport d’informations peuvent être regardés comme le symbole des nouveaux liens entre territoires physiques et numériques. SNCF dans les Transiliens, musées, institutions culturelles, villes s’en emparent pour délivrer en temps réel de l’information aux mobinautes. Les marques jouent : avec “Vous avez un téléphone j’espère…” proclame la dernière publicité pour Wonderbra invitant à flasher un QR code pour dénuder la charmante blonde de l’affiche et la découvrir en lingerie) et les utilisent pour promouvoir invitations à des ventes privées, remises, soldes, à l’exemple de la PQR avec l’application U snap.

 

À n’en pas douter, le smartphone ouvre la voie à la ville connectée et intelligente. La “smartcity” devient ainsi le nouvel horizon urbain. Car la ville de demain sera connectée : à partir des infrastructures et technologies de communication qui s’y déploient, elle donnera accès à toute une série de nouveaux services à ses habitants. La ville de demain sera intelligente, avec un cerveau technologique puissant (géolocalisation des bus, suivi du trafic urbain, réseaux intelligents de distribution…) renforçant la “smartmobilité” et in fine, l’attractivité du territoire. Déjà, certains se lancent comme la Métropole Nice-Côte-d’Azur qui a été l’une des premières villes dans le monde à remporter le “Challenge Smarter Cities” grâce à son programme “Eco-Vallée”, tourné vers les innovations technologiques en matière de développement durable. Cette victoire lui permet aujourd’hui d’accéder aux analyses, aux recommandations et technologies des experts d’IBM dans le cadre d’un mécénat de compétences visant à faire passer l’agglomération dans une nouvelle ère.

 

La rédaction

 

 

 




 


Article paru dans l'ouvrage : Françaises, Français... Nouveaux territoires / Atelier PQR

Françaises, Français... Nouveaux territoires from atelier pqr

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