Facebook : après le "like" voici le "want"


Publié le 16/10/2012

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Après le « like » et le « share », souhaitons la bienvenue au nouveau-né de Facebook : le bouton « want ». Il est à peine né que déjà ce clic encore en phase expérimentale fait parler de lui. Pour la première fois de son histoire, le réseau social permet à ses utilisateurs de se concocter une « wishlist » en sélectionnant les objets de son désir parmi les produits regroupés par thème sur la timeline des marques exposées. Baptisée « Collections », cette nouvelle fonction  va « permettre aux gens de partager ce qui les intéressent avec leurs amis. Ils s’engagent avec les collections et peuvent ensuite acheter ce qui leur a plu en dehors de Facebook », commente dans un communiqué le réseau au milliard de fidèles.

 

 

 

 

En l’état actuel, « Collections » est accessible à certains utilisateurs et offre uniquement la possibilité de partager et commenter les produits mis dans le panier virtuel. Rien n’empêche évidemment par la suite d’aller sur le site du partenaire et de l’acheter en ligne, Facebook assurant alors ne pas prendre le moindre centime dans la transaction. En plus du « want », le mastodonte de Mountain View teste aussi le bouton « Collect » et autorise la sélection des sésames par le classique « like », histoire de voir ce qui fonctionne le mieux. A terme - rapide ou non telle est la question – l’outil sera accessible à tout le monde, rapporte l’agence Reuters, qui a contacté un porte-parole de Facebook.

 

Depuis lundi dernier, sept marques profitent de ce bookmarking visuel inspiré de Pinterest pour exposer leurs collections dans la plus belle des vitrines digitales : Pottery Barn, Neiman Marcus, Michael Kors, Victoria’s Secret, Wayfair, Smith Optics et Fab.com. En consolidant ce « f-commerce », Facebook assure-t-il son arrivée prochaine dans l’industrie très lucrative de l’e-commerce ? Difficile de ne pas le penser.

 

Depuis son entrée en bourse, le réseau social est mis sous pression par ses actionnaires pour assurer un modèle économique pérenne et tirer meilleur profit de son succès populaire historique. La semaine passée dans INfluencia, l’analyste spécialiste des médias sociaux Brian Solis,  expliquait que c’est d’ailleurs pour détourner l’attention du public de ses déboires boursiers, que Facebook s’était payé la première pub TV de son existence.

 

 

 

 

En lançant très récemment « Gifts », sélection de produits inférieurs à 20 euros disponibles à l’achat pour les membres désireux de faire livrer le cadeau à un(e) ami(e), Facebook a prouvé son intérêt grandissant pour la vente en ligne. « Collections » est un nouvel outil dans sa recherche d’une meilleure monétisation. Ses deux leviers possibles de revenus ? Prélever un pourcentage par transaction ou bien faire payer la marque directement, sur le modèle publicitaire actuel du réseau social.

 

Selon l’analyste Colin Sebastian, « l’e-commerce est une des meilleures façons de monétiser le Web ». L’expert de Robert W. Baird ajoute que Facebook n’a pas encore réussi à tirer le meilleur profit financier de sa réussite sociale. C’est dans cette course au rendement qu’a été lancé le très polémique « Promoted Posts ». Cette trahison (prévisible) de la promesse de Mark Zuckerberg de ne jamais rendre payant Facebook pourrait marquer le début d’une nouvelle ère. Une nouvelle vie commerciale et publicitaire dans laquelle l’e-commerce aurait toute sa place.

 

Benjamin Adler 

Rubrique réalisée en partenariat avec ETO


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