Législatives 2012: check-list des chiffres clés


Publié le 01/01/1970

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-        39,5%: le niveau de l’abstention au premier tour des législatives de 2007. Depuis les débuts de la Vème République, l’abstention n’a eu de cesse de progresser, battant même des records tous types d’élections confondus depuis 2008. A cet égard les deux dernières Présidentielles font figures d’exception mais le différentiel entre une abstention de 1er tour de Présidentielle et de 1er tour des législatives qui lui est consécutif est toujours important, jusqu’à 23 points d’abstention en plus en 2007. Qu’en sera-t-il en 2012?

 

-        12,5% des inscrits: la barre fatidique pour prétendre accéder au second tour. Plus l’abstention est élevée, plus ce seuil sera difficile à atteindre. A titre d’exemple et avec un niveau d’abstention comparable à 2007, il faudrait qu’un candidat  recueille plus de 20% des suffrages exprimés pour prétendre accéder au second tour (sauf si il ou elle arrive second, auquel cas, il est automatiquement qualifié).

 

-        110: le nombre de députés élus ou réélus au premier tour en 2007. Un seul de gauche et 98 de l'UMP et apparentés. Les conditions pour obtenir un tel succès : 50% des votants + 1 et 1/4 des inscrits.

 

-        132: le nombre de circonscriptions dans lesquelles s’est maintenu le FN au second tour en 1997 (dont 76 triangulaires), un record. Pour ne finalement obtenir qu’un élu. En 2002, le FN s’était maintenu dans 37 circonscriptions n’obtenant in fine aucun élu. Seule Marine Le Pen avait atteint le 2nd tour en 2007, échouant toutefois à obtenir un siège.

 

Après un score historique de quasi 18% lors de la Présidentielle, et alors que Marine Le Pen est arrivée en tête ou 2ème au premier tour dans 116 circonscriptions, le nombre de circonscriptions dans lesquelles le Rassemblement Bleu Marine pourra se maintenir est une des clés du scrutin. 

 

Un objectif et un enjeu pour le FN, une angoisse pour l’UMP appelée à se prononcer en cas de duel, menacée de perdre dans l’hypothèse de triangulaires. Tout dépendra évidemment du niveau de participation et du niveau du FN lui-même qui, jusqu’à présent, a toujours subi une décote entre les scores enregistrés aux Présidentielles puis Législatives, même si son ampleur semble cette fois-ci assez limitée dans les sondages d’intentions de vote.

 

-        39,6 / 55,5: le rapport de force gauche/droite à l’issue des élections législatives de 2007. Sachant que 4 scrutins législatifs se sont déroulés de façon identique dans la foulée de l’élection présidentielle. 2 en ont amplifié le score: en 1981 (55,7/43,2) et 2002 (39,9/57,8), 2 en ont rectifié le score : en 1988 (49,1/50,5) et dans une moindre mesure en 2007 (39/51,3). Aucun en tous cas n’est venu infirmer le choix fait par les Français quelques semaines auparavant. 

 

-        289 sièges: la majorité absolue. Si ce scrutin vient, comme semblent l’indiquer les intentions de vote, confirmer le résultat de la Présidentielle, ce chiffre sera central. Le PS atteindra-t-il seul cette majorité absolue? avec EELV? avec le Front de gauche? De cela dépendront la qualification de la victoire de même que les marges de manœuvre pour ensuite gouverner. En face, cette donnée contribuera également à la ligne et à la cohésion de la droite.

 

-        381: le nombre de députés dont la gauche a besoin pour détenir les 2/3 du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat) : un seuil déterminant pour lui permettre de faire passer des réformes constitutionnelles (comme par exemple le vote des étrangers aux élections municipales).

 

-        15: le nombre de députés nécessaire pour décrocher un groupe parlementaire. Objectif réaliste pour les Verts et le Front de gauche. Possible pour le Nouveau Centre et les Radicaux. Peu probable pour le FN et le Modem.

 

-        3 : élus Modem en 2007. Combien en 2012 ? les pronostics ne sont pas bons et le suspense demeure y compris pour François Bayrou dans les Pyrénées Atlantiques où il aura pour la première fois contre lui à la fois une socialiste et un UMP.

 

-        24 : les ministres candidats sur 34 membres au Gouvernement en plus du Premier ministre lui-même. Certains jouent gros car les perdants devront démissionner. 5 sont particulièrement en danger : Aurélie Filippetti, Stéphane Le Foll, Kader Arif, Marie-Arlette Carlotti et Sylvia Pinel.

 

-        100 : une centaine de circonscriptions où se présentent des personnalités politiques de premier plan qui jouent une partie de leur destin national. A droite, leur victoire ou défaite comptera aussi dans la coloration de l’éventuelle opposition à venir. C’est notamment le cas de Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, NKM, Rama Yade, Claude Guéant, Henri Guaino ou encore Jean-François Copé qui, à l’heure qu’il est, ne sont pas assurés de l’emporter.

 

L’issue du duel Marine Le Pen / Jean-Luc Mélenchon sera elle aussi déterminante.

 

-        1% des voix dans 50 circonscriptions : seuil d'accès à la "première fraction" du financement public pour cinq ans, ce qui en fait un enjeu important pour une quarantaine de petits partis comme, par exemple, ceux de Nicolas Dupont-Aignan, Christine Boutin, Jean-Louis Borloo, ou encore Cap21, le MEI et le tout nouveau Parti Pirate.

 

 

 Guénaëlle Gault / @laguirlande

Directrice du Département Stratégies d’opinion TNS Sofres

 


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