Troovon et l’entreprise comme tiers-lieu

Audace avec Audace

Publié le 01/01/1970

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 Miser sur le potentiel de l’hyperlieu, tel est l'idée première de la start-up Troovon créée par Matthieu Charron ! Cette plate-forme agrège les services de proximité en lien avec des enteprises. Tout a commencé avec un partage simple et pertinent de petites annonces et de bons plans entre collaborateurs, avant de s’étendre à tout l’écosystème hyper-local de l’entreprise: collaborateurs, commerçants, services urbains avoisinants. Des services actuellement professionnels mais qui pourraient à l'avenir servir le grand public.

 

Un réseau social de proximité qui s’appuie sur une communauté préexistante: les collabs

 

Nous sommes bel et bien dans une entreprise ouverte et soluble dans l’écosystème des collaborateurs ,  poreuse aux opportunités relationnelles surgissant quasi automatiquement: babysitting, sport, consommation collaborative, partages de bon plans, offres des opérateurs locaux… Finalement, Troovon est une sorte de réseau social de proximité qui s’appuie sur des communautés d’utilisateurs préexistantes. Comme des petits groupes d’utilisateurs qui seraient déjà formés dans le cercle du lieu (et c’est précisément là que c’est malin): les collègues et les collègues des collègues...

 

L’écosystème du partage en entreprise comme media

 

Cette plate-forme collaborative est une belle promesse qui puise dans l’ancrage local des gens: des petites annonces collaboratives comme produit d’appel pour initier l’adhésion, puis l’extension à d’autres champs de partage collaboratif en périphérie des activités de travail. De quoi vivre son entreprise hors les murs, revitaliser la vie au travail. De quoi redessiner «l’esprit du comité d’entreprise». Mais aussi exploiter cet hyperlieu comme nouveau media. Certes on s’éloigne du «slowtrucmuche», cela ne fait pas très consommation collaborative... Mais ne grincez pas des dents: les distributeurs de canettes sur place existent bien déjà, non? Alors, pourquoi pas un kiosque ou un mediastore façon Starbucks , et finalement une source de revenus pour le CE?

 

 

L’entreprise comme tiers-lieu?

 

Mais n'est ce pas là l’expression d’une communauté de confiance (on se connait, même le nouveau collaborateur, arrivé hier), reflet d’une certaine convivialité et culture vivante de l’entreprise? Dans la vie au travail, il n’y a pas que le plaisir de travailler, il n’y pas que la fluidité des processus, l’accès pratique aux agendas, les réunions en visio, l’archivage par mots clés, la gestion collaborative des tâches d’un projet, les dashboards personnalisés,… Il y a le ciment social, le plaisir d’être avec, le plaisir de partager, d’exploiter ces micro-temps libres, pendant la pause par exemple, pour aller chercher sa perceuse dans le coffre de sa voiture et la prêter à un collègue...

 

Soyons fous voire visionnaires: et si l’entreprise se muait en tiers-lieu, dans la culture comme dans les murs? Ça donne des idées...

 

François VERRON / @francoisverron

dseeder.com

 


 

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