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Vagin et tout le tintouin, parlons de leurs maux !


Publié le 06/05/2018

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À la veille de la Journée Mondiale du Cancer de l’Ovaire du 8 mai, l’Initiative des Malades Atteintes de cancers Gynécologiques (IMAGYN), l’agence Havas Paris et la maison de production BIG, lancent une campagne de prévention et d’information pour mettre des mots sur ces sujets tabous qui touchent les femmes.

 

 

Au cours de sa vie, 1 femme sur 70 est touchée par le cancer de l’ovaire. Chaque année, ce sont 15 000 qui sont concernées avec 8 367 cancers de l’endomètre, 2 835 cancers du col de l’utérus, 4 714 cancers de l’ovaire, et au total 6 500 décès par an. Alors que la France se targue d’une excellence en matière de médecine, ses actions de prévention sur ces maladies sont à la traîne. Une médecine à tendance paternaliste dont l’intérêt est peu axé sur la recherche concernant les problèmes « féminins », peut-être, une chose est sûre, aucun test efficace de dépistage n’est proposé aujourd’hui pour prévenir des maladies gynécologiques comme le cancer de l’ovaire.

 

 

Sujet tabou, voire de dégoût 

 

Des cancers qui de par leur nature féminine et leur aspect repoussant, sont tabous et porteurs de préjugés. « Ça va j'ai 25 ans, ça ne me concerne pas encore », « je suis ménopausée, je n’ai plus à me soucier de mes ovaires », « un cancer du vagin ? Ça me dégoute » : les freins liés à la consultation gynécologique sont nombreux mais non valables, car de 25 à 65 ans en moyenne, toutes les femmes sont concernées. Gwendoline Hamon, marraine de l’association, nous confie : « j’ai rencontré des femmes qui avait honte de leur cancer, qui ne le disaient pas à leur mari. Tout cela compte : la honte, la gêne, l’embarras, la France doit en parler ». Et pourtant, difficilement détectables et soumis aux préjugés, ils nécessitent tous, une grande vigilance sur les signes avant-coureurs (ballonnements, troubles urinaires ou digestifs) que seule la consultation gynécologique annuelle permet de diagnostiquer avec efficacité avant le stade avancé de la maladie.

 

 

Des femmes plurielles pour un message singulier

 

Alors pour sensibiliser le public le plus large possible, l’association Imagyn qui oeuvre depuis 2014 à une démystification de ces maladies et à leur prévention via des rencontres, de l'écoute, des lieux de rendez-vous,  lance « Stars, sexe et gynéco », une campagne qui fait parler les femmes de leur sexe. Géraldine Nakkache, Emma de Caune, Bérangère Krief, Valérie Damidot, Enora Malagré, Axelle Lafont, Sylvie Tellier, Melle Agnès, Angèle, LEJ, Charlotte Abramow, Lilane Rovère, Flavie Flament et 25 autres personnalités ont pris la parole pour lever les tabous. Et si la mécanique de participation de personnages publiques sur des grandes causes pour susciter émotion et adhésion est bien rodée, on y retrouve ici une sincérité et un aspect humain bien particulier.

 

Réalisés par Julie Navarro avec la participation de Gwendoline Hamon, les deux films « Les petits mots » et « 1 fois par an » racontent dans une écriture cash, pleine d’humour et d’élégance, ces choses que l’on ne dit pas, ou pas assez fort. Comme la manière dont on nomme notre sexe, ou la nécessité d’une consultation gynécologique annuelle. Un message clair, incisif et dynamique qui joue sur l’émotion sans tomber dans les poncifs type image larme à l'oeil et musique frissonnante. Et pour boucler ces spots, une signature commune pour rappeler les femmes à leur devoir : « une consultation gynécologique une fois par an aide à prévenir les risques de cancers gynécologiques ».

 

 

Diffusion de masse pour un problème de masse 

 

Diffusés à titre gracieux depuis les 3 mai sur le grand et petit écran (BFM, Groupe TF1, Goupe Canal, NRJ, France TV etc.), les films sont aussi relayés sur Internet pour faire passer le message au plus grand nombre. Enfin, l’association invite toutes et tous à rejoindre ses membres pour la marche annuelle symbolique de la Journée Mondiale du Cancer de l'Ovaire, demain, le 8 mai, sur le Champ de Mars (départ de l’avenue Charles Risler jusqu’aux pieds de la Tour Eiffel) et ainsi soutenir les malades et militants dans leur effort. Car dans ces cas là, rien de mieux que de joindre l'acte à la parole. 

 

 

 

 

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