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Une appli pour organiser un « Grand débat » au sein de son entreprise


Publié le 15/01/2019

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Le chef Alain Ducasse a récemment fait appel à Toguna pour garder un lien étroit avec ses salariés. UN des autres atouts : libérer les talents collectifs et surtout en prendre en compte. Et vous, prêt.e.s pour cette démarche de management participatif ?

 

 

Emmanuel Macron aurait, peut-être, du essayer Toguna. Car pour son Grand débat national, le Président de la République a choisi d’écrire une longue, très longue lettre aux Français avant d’organiser des réunions d’initiative locale dont les conclusions seront rendues au gouvernement par voie écrite. Des cahiers de doléances ont aussi été placés dans les mairies afin de permettre aux citoyens de laisser un message à ceux qui les gouvernent.

 

Les méthodes retenues pour cette consultation populaire peuvent paraître un rien dépassées pour ne pas dire « ringardes » dans un pays que le chef de l’Etat se plaît à comparer à une « start-up nation ». Johan Gautier ne dira pas le contraire…

 

 

Des taux de participation record

 

Cet ancien cadre de SAP, Microsoft et Salesforce a eu l’idée de créer avec Marc-Antoine Garrigue, qui a fait toute sa carrière dans le conseil, une appli permettant à tous les collaborateurs de partager librement leurs idées sur les chantiers de progression de leur entreprise. Fondée en novembre 2016, Toguna, qui porte le nom de la hutte dans laquelle les chefs des villages du peuple des Dogons au Mali consultent les villageois pour parler des questions qui animent le groupe, a vite séduit de nombreuses sociétés. « Pimkie est le premier client à nous avoir fait confiance », explique Johan Gautier « Lors de la toute première consultation qu’ils ont organisé via notre appli, 4500 de leurs 5000 collaborateurs ont participé. Les dirigeants n’avaient jamais vu cela. En moyenne, le taux de participation aux enquêtes que nous diffusons atteint 64%, ce qui est extrêmement élevé quand on sait que la barre des 20% est rarement franchie sur les réseaux sociaux. Chez certains clients, 97% des personnes répondent aux questions ».

 

Quatre critères doivent toutefois être remplis pour assurer le succès d’une telle opération. « Celles qui sont posées aux collaborateurs doivent les impliquer directement », précise le co-fondateur de la start-up « Il est également important de fixer des objectifs précis à remplir pour prouver que la société ne fait pas de lavage de cerveau. Les questions doivent être inclusives pour montrer à tous que leur voix importe. Il est enfin primordial de prouver que les opinions émises sont écoutées et prises en compte. Les managers ne sont historiquement pas habitués à rendre des comptes. J’ai, durant ma carrière, répondu à de nombreuses enquêtes et mes réponses n’ont jamais rien changé à ma vie quotidienne au sein de la société. Notre appli doit encourager la naissance d’un véritable dialogue entre le management et leur personnel ».

 

 

Des tarifs à la carte

 

De grands groupes ont déjà fait confiance à Toguna. Tout récemment, Ducasse Paris, un des géants de la restauration gastronomique aux trente établissements et aux dix-huit étoiles Michelin, a en effet fait appel à la PME parisienne. « Alain Ducasse a toujours eu l’habitude d’aller de restaurant en restaurant et de s’inspirer des idées de ses collaborateurs », souligne Johan Gautier « Mais maintenant que son groupe emploie 4000 personnes, il lui fallait trouver un moyen de rester proche de ses salariés sans pouvoir les voir aussi souvent, et il a choisi notre appi ! ».

 

Pour ses services, la start-up propose plusieurs tarifs. Dans le cas d’une enquête de deux mois impliquant une centaine de personnes, le client doit tabler sur un budget de 8 euros par collaborateur et par mois auquel vient s’ajouter des frais de mise en ligne, soit un budget total d’environ 5000 euros. Pour 2000 ou 3000 salariés, comptez trois à quatre euros par tête et par mois. Les groupes de plus de 50 000 employés paieront, eux, moins de un euro par personne si leur contrat s’étale sur plusieurs années. Décidément Emmanuel Macron aurait du demander un devis…

 

 

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