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La terre comme plateforme de communication


Publié le 15/06/2018

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Pour attirer l’attention sur la situation alarmante de l’agriculture zambienne et faire bouger les lignes d’investissement, des agriculteurs ont décidé d’utiliser leurs terres pour communiquer. Leur idée ? Transformer un champ en data.

 

 

Si l'Afrique possède un quart des terres arables du monde, elle ne produit pourtant que 10% de la production agricole mondiale. La raison principale ? Un manque d’investissement financier, mais aussi de plus en plus de jeunes quittant les campagnes avec l’espoir de réussir en ville -un environnement social et technologique plus proche d’eux. Un paradoxe alors même que la demande de main d'oeuvre dans les champs est en augmentation constante et que 4/5ème des personnes les plus pauvres du monde vivent dans les zones rurales et dépendent de l'agriculture pour leur subsistance. Tandis que le continent africain dépense 35 milliards de dollars en importation alimentaire plutôt que de produire localement. Une incohérence résultant de la mauvaise gestion des ressources menant à une perte financière et à une pauvreté récurrente en zone rurale.

 

 

Mieux qu’un hygiaphone, une parcelle de terre pour communiquer

 

Alors pour rattraper cette jeune génération et lui faire prendre conscience de la nécessité d’investir ces terres, le FIDA (Fonds international de développement agricole), les agriculteurs et villageois se sont mobilisés en utilisant leur seule ressource : la terre. En décembre dernier, ils se sont ainsi attelés à une labour de 5 jours avec comme objectif de partager un seul message avec le reste reste du monde : nous devons investir davantage dans l'agriculture en Afrique. Des graphiques appelés « Field Report » ont ainsi été dessinés/cultivés dans le sol, partageant en série agraire des données clés. Le chiffre marquant : un « 11 » géant soulignant que la croissance dans l'agriculture est 11 fois plus efficace pour réduire l'extrême pauvreté que tous les autres secteurs. Une performance éphémère mais qui doit marquer les esprits. « Le rapport dont sont issus les chiffres plaide en faveur de l'investissement dans le développement agricole sur les terres qui en ont le plus besoin », déclare Gilbert Houngbo, président du FIDA, branche agricole de l’ONU à l'origine du projet

 

 

Investir pour rattraper la jeune génération

 

Pour convaincre les jeunes que le travail dans l'agriculture a du sens, le FIDA affirme ainsi très concrètement que des investissements sont nécessaires pour améliorer la productivité et connecter les jeunes agriculteurs avec une technologie qui peut les relier aux experts et aux informations nécessaires pour cultiver les denrées nécessaires à leur pays, et soutenir les réseaux et les coopératives. Enfin, la plupart des jeunes agriculteurs en Afrique disent que ce dont ils ont le plus besoin c'est un accès facilité au financement de leur projet. « Pour encourager une génération d'agro-entrepreneurs, nous devons écouter les jeunes sur ce qu'ils veulent », explique Gilbert Houngbo.

 

 

 

 

 

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