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L’homme sandwich devient du body art !


Publié le 04/07/2017

Image actu

Entre art pictural, performance artistique et endurance, l’homme sandwich revisité par les Africains est une vraie prouesse. Et en plus il marque les esprits !

 

A mi-chemin entre la statue vivante qui évoque une célébrité ou une œuvre d’art et l’homme sandwich dédié à la réclame, de jeunes personnes jouent les panneaux publicitaires dans les rues de Monrovia au Liberia. Jusque-là rien de bien époustouflant, pensez-vous ! Sauf que c’est grâce à leur corps entièrement peint aux couleurs d’une marque, d’une institution publique, d’un parti politique, une ONG ou d’un club sportif…, qu’ils transmettent, immobiles, le message de l’annonceur dans les rues, les stades ou les meetings.

 

Des séances certes éprouvantes en raison de leur longueur (en moyenne 5 heures) sous un soleil de plomb et de certains endroits comme les carrefours des villes pollués par les gaz d’échappement, mais qui séduisent de plus en plus de jeunes gens. Car rémunérés 10$ pour une journée, ils sortent de leurs propres aveux de la délinquance. Reléguant ainsi toutes tentatives de bien pensance occidentale qui voudraient s’indigner des conditions de travail et de l’utilisation du corps qui confine à l’asservissement. D’autant que ce street marketing humain trouve son origine dans les traditions religieuses ou communautaires du pays ainsi que chez les chauffeurs de supporters qui, enduits des couleurs du drapeau national, haranguaient la foule dans les stades de football dans les années 90. Histoire de mettre la bonne ambiance.

 

 

La publicité dans la peau

 

Une pratique comme le souligne un reportage de France 24, qui a inspiré de jeunes entrepreneurs comme Olivier Bestman, expert en RP et Emmanuel Ben, fondateur d’Emmanuel Création qui loue ces fameux mannequins publicitaires depuis 2013 à des clients allant des particuliers pour des événements familiaux à Total, DHL, le service des impôts, les PME, les écoles… Et avec succès puisqu’il emploie 35 personnes.

 

Et pour cause car ce mode de communication est très efficace tant il est au plus près du public et captivant. Non seulement il fait la différence avec les traditionnels tracts ou affiches en délivrant in situ le message et en incitant à s’arrêter pour l’observer, mais il créé aussi l’événement en intriguant le spectateur qui se demande si le personnage parfaitement figé est vivant avant de finalement le prendre en photo pour le publier sur ses réseaux sociaux. Offrant ainsi aux émetteurs une prise de parole démultipliée, à peu de frais, sur la Toile avec seulement deux trois statues vivantes. A l’heure du tout numérique, certaines initiatives replacent l’humain au cœur d’un dispositif de communication extérieure. Certains parleront d’homme objet inadmissible alors que d’autres verront dans ce type de medium, un moyen vivant d’interpeller sa cible locale. On vous laisse choisir votre camp…

 

 

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