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L’internaute chinois choisit sa pub


Publié le 04/06/2009

 

Plus de marques imposées sur la page de son réseau social ! Le consommateur chinois décide de mettre en avant tel ou tel annonceur. Une nouvelle race d'ambassadeur de marques est-elle en train de voir le jour ?


On le sait, pour choisir une marque, les consommateurs font de plus en plus confiance à leurs familles, leurs amis et aux amis de leurs amis sur les réseaux sociaux. Un phénomène d'autant plus important que chaque usager d'un réseau est une célébrité au sein même de sa page. Ce qu'il pense et expose prend désormais une dimension supérieure à toutes autres formes de communication.

La publicité quant à elle, doit s'incruster finement car elle est rarement la bienvenue. Elle évolue comme un équilibriste, très visible mais constamment en manque de stabilité. Et pourtant certaines idées laissent entrevoir des jours heureux...


Boemeiti, filiale chinoise de la société Catalist group l'a bien compris. Elle propose de mettre en contact les annonceurs avec les « Facebookiens », et autres « Twitterois ». La recette est simple et peut s'avérer efficace. Biomeiti offre aux internautes, après définition de leur profil, la possibilité de choisir les marques qu'ils veulent mettre en avant. Dans un même temps, les annonceurs et leurs agences indiquent à la société, le type de consommateur qu'ils veulent toucher. Une fois les souhaits des clients exprimés, il ne reste plus qu'à trouver les internautes qui feront le mieux office de représentants de la marque auprès de leurs semblables.


Et que gagne le fameux ambassadeur dans cette histoire ? Pécuniairement, rien ! Et c'est là la beauté de la chose. Il va récolter des points en fonction du nombre de clics, qui seront par la suite reversés à une œuvre caritative choisie par l'internaute.
Ce nouveau concept de publicité en ligne permet de mettre un pied à distance dans la vie virtuelle des utilisateurs de Facebook, Twitter et consorts et optimise la conduite des campagnes pour les annonceurs. Présent uniquement en Chine, Biomeiti a séduit des marques nationales inconnues de par chez nous comme Mipang, Neocha, Yobo, Cityne ou Shanghaining (cette dernière vous fera découvrir la musique made in China, intéressant, surtout le rap...).


Les modèles de pub sur les réseaux sociaux aujourd'hui en action jouissent d'une réputation d'envahisseur avec un taux de mesurabilité difficile à définir. Un deal entre la génération P et les annonceurs est peut-être une solution à explorer. Rien ne vaut un bon incentive,  quel qu'il soit,  pour avancer, c'est du moins l'avenir qui nous le dira...

 

Gaël Clouzard

 

 

 

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