AccueilA NE PAS MANQUERL’ALTRUISME éGOïSTE, DE NOUVELLES VALEURS POUR L’ENTREPRISE

L’altruisme égoïste, de nouvelles valeurs pour l’entreprise


Publié le 08/01/2014

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André Comte-Sponville, dans « Le capitalisme est-il moral ? » distingue quatre ordres : l’ordre économique, technique et scientifique (opposition entre le possible et l’impossible), l’ordre politique et juridique (opposition entre le légal et l’illégal), l’ordre de la morale (opposition entre le bien et le mal, le devoir et l’interdit) et l’ordre éthique (opposition entre l’amour et la haine). Alan Fairnington, dans « The Age of Selfish Altruism », explique que le défi du XXIème siècle sera de trouver l’équilibre entre vouloir le meilleur pour soi-même et s’assurer de vivre selon des standards moraux et éthiques. L’altruisme égoïste se définit, ainsi, comme le désir d’acheter pour soi en s’assurant de ne causer aucun dommage collatéral.

 

Signaux faibles

 

> montée du « care management » : droit à la vulnérabilité/management des fragilités dans l’entreprise.

 

 

Conséquence 1 : Des valeurs morales mondialisées. L’émergence de nouveaux acteurs « transhumains »

 

L’émergence de nouveaux acteurs, des « transhumains », sera l’une des conséquences de la mise en avant des qualités d’altruisme. Citoyen de la planète, nomade et sédentaire à la fois, l’acteur transhumain sera égal en droits et en devoirs à son voisin, hospitalier et respectueux du monde. « Altruistes, conscients de l’histoire de l’avenir, concernés par le sort de leurs contemporains et de leurs descendants, soucieux d’aider, de comprendre, de laisser après eux un monde meilleur […]. Ils ne se croiront pas propriétaires du monde, admettront qu’ils n’en ont que l’usufruit. Ils seront prêts à mettre en pratique les vertus du sédentaire (vigilance, hospitalité, sens du long terme) et celles du nomade (entêtement, mémoire, intuition). »

 

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Conséquence 2 : Superposition et modularité des valeurs. Le paradoxe de l’altruisme égoïste

 

Antonio Damasio explique qu’une distinction nette entre l’émotionnel et le rationnel n’est pas possible. Les parties droite et gauche du cerveau sont fortement connectées dans nos processus de décision. Elles sont comparables au fonctionnement d’un concert. À partir de ce rappel des conclusions d’Antonio Damasio, Alan Fairnington relève sept grandes tensions qui seront à l’oeuvre dans le déploiement de l’altruisme égoïste.

 

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Conséquence 3 : Le point de vue des communicant. Tous pour un, un pour tous

 

La faillite des grands systèmes de pensée à offrir le bonheur aux individus comme celle des états à garantir le bien-être des populations a laissé peu à peu place à un relativisme fait de vérités changeantes et successives, et d’opportunisme de bon aloi ; et rendu les hommes, sans doute, plus libres mais un peu déboussolés. Si la providence ne vient plus « d’au-dessus » de moi, les autres ne deviennent subitement beaucoup plus indispensables ! D’où le besoin de s’inscrire dans une dimension sociale forte tout en continuant à revendiquer son individualité, comme par exemple en intégrant des communautés choisies et réversibles qui limitent l’effet « électron libre » et avec lesquelles partager une vision, un cap. Et se rassurer dans l’idée que les choses avancent dans le « bon » sens.

 

Au fond, l’égoïsme cherche aujourd’hui à se donner bonne conscience pour ne pas basculer dans un pessimisme terrifiant. Un appel lancé, aussi, aux organisations encore susceptibles d’intervenir sur le bien commun, les entreprises, du fait de l’extension de leur domaine de compétence, d’ailleurs le plus souvent concédé par les institutions défaillantes. Une demande explicite, donc, que l’entreprise voit d’abord comme une opportunité de servir son propre intérêt tant il est vrai que « c’est mieux d’avoir des consommateurs sains, d’avoir du bien-être chez les salariés, une population éduquée… ». Pour la marque, cela signifie que ses clients, pris entre désir de consommer et envie de civisme, attendent d’elle qu’elle résolve leur dilemme.

 

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La rédaction

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