AccueilIN AFRICA« ADMIRER TOUS LES ARTISANATS QUI ONT EMBELLI LES MOUVEMENTS HUMAINS »

« Admirer tous les artisanats qui ont embelli les mouvements humains »


Publié le 11/04/2018

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Hermès a prêté plusieurs objets au Musée des Confluences à Lyon pour son exposition sur les Touaregs. Ménéhould de Bazelaire, sa directrice du Patrimoine culturel explique ce qui a séduit la marque dans ce projet.

 

 

La société touarègue contemporaine affirme son identité en jouant avec son image et la perception qu’en ont les Occidentaux, notamment à travers ses créations artisanales et artistiques. Aujourd’hui, la culture touarègue perdure : elle sait intègrer la modernité tout en respectant son identité, ses valeurs et son style. Déclinée dans les bijoux, les objets artisanaux mais aussi dans la poésie, l'esthétique touarègue se caractérise par sa sobriété, la symétrie et la géométrie des formes, l’usage d’un nombre restreint de couleurs ainsi que le mouvement. Tout en perpétuant ces principes, les Touaregs s’en affranchissent aussi aisément, pour en jouer à leur guise et en se nourrissant des savoir-faire et des modes extérieures. Une attitude qui ne pouvait que séduire la marque Hermès et Ménéhould de Bazelaire, sa directrice du Patrimoine culturel, qui a souhaité prêter des objets au Musée des Confluences à Lyon pour son exposition.  

 

 

INfluencia : qu’est-ce qui vous a séduit dans la démarche du musée ?

Ménéhould de Bazelaire : le musée des Confluences est un jeune musée, dont l’approche résolument originale des cultures nous intéressait. Il y a quelque temps déjà, l’une de nos dessinatrices a pu réaliser un carré Hermès en puisant son inspiration dans les collections de ce musée. Quant au sujet de l’exposition, les Touaregs, il ne pouvait que nous séduire. Notamment parce que la culture touarègue est une culture nomade, marquée par le mouvement. Hermès a ses racines dans l’univers du cheval et cet héritage perdure. La collection Emile Hermès évoque ainsi toutes les cultures de la mobilité. Notre maison ne cesse de porter un regard d’admiration, de curiosité, de connivence envers toutes les cultures, tous les artisanats qui ont embelli les mouvements humains, à toutes les époques et sous toutes les latitudes.

 

 

IN : en 1994, est sorti le carré « Cuirs du désert » d’inspiration touarègue qui fait partie des objets exposés au musée des Confluences 

 

M.B. : au début des années 1990 s’est produite une vraie rencontre créative entre la maison Hermès et l’esthétique touarègue. Rencontre qui a abouti, en effet, en 1994, à la réédition du carré « Cuirs du désert » créé en 1988, à la création du carré « Parures des sables », de bijoux et d’objets de maroquinerie, ainsi que de plusieurs boucles de ceinture en argent martelé, comma la boucle H revisitée dans l’esprit Touareg. Cette rencontre s’inscrit dans la fidélité, en tant qu’artisan, Hermès reste émerveillé par la qualité du travail des orfèvres Touaregs.

 

Nous avons trouvé chez les artisans forgerons et orfèvres d’Agadez d’authentiques artistes qui nous ont aidés à renouveler les motifs. Notre bureau d’études à Paris travaille régulièrement avec les orfèvres et artisans Touaregs en Afrique et des artisans Touaregs sont venus en France à notre invitation.

 

 

IN : en 1997, la maison Hermès consacrait son thème annuel à l’Afrique…

 

M.B. :  oui, c’était une manière de rendre hommage à l’Afrique, à la beauté de son artisanat. Nous voulions montrer le rayonnement de ce continent, la puissance créatrice que l’on peut y trouver. L’un des carrés lancés cette année-là, « Nuba mountains » avait été dessiné par un tout jeune peintre soudanais, Sefedine Kwumi, qui réalisera par la suite plusieurs carrés Hermès, notamment un carré nommé « Smile in the third Millenary » pour célébrer l’an 2000.

 

 

Pour en savoir plus sur l'exposition, cliquez sur la photo ci-dessous ! 

 

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